Le dépistage organisé du cancer colorectal


En 2010, on estimait à 40 000 environ le nombre de nouveaux cas de cancer colorectal en France. Le cancer colorectal se situe ainsi au 3e rang des cancers les plus fréquents derrière le cancer de la prostate et le cancer du sein et au 2e rang des décès par cancer (17 000).

Le cancer colorectal se développe lentement, sur les parois du côlon et du rectum, le plus souvent à partir de petites lésions dénommées polypes. Le dépistage permet de détecter des polypes et des cancers à un stade très précoce, et d’augmenter ainsi les chances de guérison.

Le pronostic associé au cancer colorectal est étroitement lié au stade de développement de la maladie au moment du diagnostic. Ainsi, lorsque le cancer colorectal est dépisté et traité à un stade précoce (stade I, cancer superficiel dans la paroi de l’intestin), le taux de survie à 5 ans est de plus de 90%. D’où l’intérêt de détecter le plus tôt possible ce cancer ou les lésions précancéreuses qui le précèdent (certains polypes peuvent, en effet, évoluer vers un cancer). Toutefois, le cancer colorectal est encore trop souvent diagnostiqué tardivement. Cela s’explique par le fait qu’il évolue généralement dans un premier temps sans donner de symptômes.

Le dépistage organisé du cancer colorectal s’adresse aux hommes et aux femmes de 50 à 74 ans.

      – Vous recevez automatiquement une lettre d’invitation à domicile vous expliquant les démarches à suivre.

 

    – Vous prenez rendez-vous avec votre médecin traitant. Compte tenu de votre histoire personnelle et/ou familiale, le médecin traitant détermine si ce test est approprié. Si tel est le cas, il le remet et explique comment le réaliser.

Le test, gratuit, est simple et à faire chez soi. En pratique, il consiste à prélever, sur trois selles consécutives, deux petits fragments de la taille d’une lentille ou d’un grain de riz qu’il faut déposer sur une plaquette. La plaquette est ensuite à envoyer à un centre de lecture à l’aide de l’enveloppe préaffranchie fournie avec le test. Le centre de lecture transmet ensuite les résultats du test au patient, à son médecin traitant ainsi à la structure départementale en charge de l’organisation des dépistages en vue de l’évaluation du programme de dépistage.

Si le test est négatif, il faudra le refaire tous les 2 ans et dans l’intervalle consulter le médecin traitant si des troubles digestifs apparaissent (modification soudaine du transit intestinal, présence de sang dans les selles…)

Un test positif (2 à 3 % des cas) ne signifie pas que l’on a un cancer : il indique que du sang a été détecté dans les selles. Pour en identifier l’origine, le médecin prescrit alors une coloscopie.

Dépisté à temps, un cancer colorectal se guérit dans 9 cas sur 10.

Source : brochure InCA Dépistage du cancer colorectal.

 

adminCancer colorectal